Malgré l'intervention des ONG environnementalistes en Côte d'Ivoire, force est de constater la dégradation récurrente des forêts et de partance la destruction des écosystèmes ivoiriens. En vue de comprendre la place de la communication dans les projets communautaires et surtout évaluer l'efficacité de celles-ci, nous avons analysé les stratégies de communication de l'ONG SOS-Forêts et MALEBI. En effet, la question principale de cette recherche est de montrer en quoi les stratégies de communication des ONG participent-elles de la réalisation des programmes du développement communautaire. À travers la théorie des usages et gratifications, nos investigations ont montré que l'usage des moyens et les formes de communication non verbales sont utilisés pour sensibiliser, pour renforcer les capacités des populations et enfin pour favoriser l'adhésion des populations au programme. Ainsi, la mise en œuvre des programmes de développement communautaire est effective d'une part par le changement de comportement des populations cibles et d'autre part par l'assurance des bailleurs. Il ressort que les deux ONG (SOS-Forêts et MALEBI) utilisent une gamme de moyens de communication en occurrence les médias de masse, les moyens traditionnels et interpersonnels et autres (la télévision, la presse écrite, l'internet (et dérivées), le téléphone portable, les prospectus, les panneaux, les griots, la bouche à oreille, le halo-halo (crieurs publiques), les rencontres ou réunions et ateliers de formation). La distinction entre ces structures au niveau des moyens réside dans l'usage d'une part des courriers, du téléphone fixe et les affichages par l'ONG SOS-Forêts, et d'autre part celui des visites réciproques, les visites régulières sur le terrain et de la radio par l'ONG MALEBI. La conservation de la biodiversité est l'affaire de tous, car, il y va de la survie de l'homme. Et les actions doivent des ONG doivent être pérennisées de façon durable dans le temps. De ce fait, pour plus d'efficacité, le volet communicationnel doit être sincèrement pris en compte par les institutions étatiques (collectivités territoriales) pour promouvoir les actions menées par ces ONG en continuant l'organisation des ateliers de formation, de la sensibilisation et le renforcement des capacités des populations. Car si tous les intervenants ne sont pas formés, ils ne feront pas tous leur part et les actions menées ne seront qu'une goutte d'eau dans la mer.
Mots clés :
dégradation, écosystème, biodiversité, stratégie de communication, ONG.